atelier / galerie de Mike Schertzer

33 pl. de Charles de Gaulle
Morlaix 29600
06 33 07 40 54
current expo
Chapitre 10 : Intercessions
6 - 29 novembre 2026

« Dans les obscures ambiguïtés du temps, c’est de la finesse, et non de la géométrie qu’il nous faut pour trouver quelque chemin trébuchant. » — William Desmond
L’intercession surgit de l’avènement d’expériences incompatibles.
L’intercession est une prière, une demande de faveur pour quelqu’un.
C’est ce qui se passe dans la rencontre d’une vie humaine avec les formes pures.
Il est souvent suggéré que l’artiste non figuratif renonce à ce qui est tangible pour plonger en lui et ses rêveries, qu’il préfère ses mondes imaginaires à une soi-disant réalité extérieure. Néanmoins, c’est une stricte fidélité au réel qui permet à l’artiste de se passer de modèles et de motifs exigeant une représentation. La vie vécue, goûtée, éprouvée traverse l’artiste pour en ressortir, transformée, en art.
Lignes, formes, couleurs se sont affranchies de leur servitude. Elles existent en soi. Présentes, non représentées.
Il n’y a pas de ligne d’horizon pour « régler » l’espace ; il n’y a que l’absolu, le vide. Une telle forme de règle est aussi terrifiante que libératoire.
La question est de savoir qui a la priorité : l’idée ou sa représentation ?
« Il n’y a rien de plus hostile à la nature qu’une froide géométrie. » — Leopardi
“In the dark ambiguities of time we need finesse, not geometry, to find some stumbling way”. (William Desmond)
An intercession arises with the advent of incompatible experiences.
An intercession is a prayer that demands a favor from someone.
This is what happens when pure forms encounter a human life.
It is often proposed that a non-figurative artist renounces the tangible and descends into himself, preferring his inner fantasies to so-called external reality. However, it is a strict fidelity to the so-called real, to life as it is lived, that enables such an artist to dispose of models, of subjects demanding representation. Instead, the life that has been lived, touched, tasted, heard, remembered… passes through the artist and appears, on the other side, as art.
Lines, forms, colors, have been released from their servitude. They exist in themselves. They are present and are not representative.
There is no horizon line to regulate space. There is only the absolute, the void. Such a form of regulation is terrifying and liberating.
The question is what has priority, the idea or its representation.
“There is nothing more unfriendly to nature than dry geometry.” (Leopardi)
